I love you more than everything.


# Posté le dimanche 15 juin 2008 06:54

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 16:16

Rédaction :

J'en aurais mis du temps à écrire quelque chose sur le sujet. Alors que les blogs qui comptent un article sur toi sont déjà nombreux, je garde toujours mon habituel train de retard.
Je crois que je n'ai jamais autant aimé un cours de français que ces trois dernières années, quand nous t'avions pour professeur. Ca en enchantait toujours certains. D'autres en profitaient pour discuter. Parfois d'ailleurs ils l'ont regretté. Ne sous estimons pas ton autorité. Nous, on le savait bien.
Moi je sais que quand je me levais le matin, pour aller en cours, ma seule hâte était l'heure de français. L'heure pendant laquelle on pouvait discuter de tout et de rien, tous regroupés devant ton bureau. L'heure pendant laquelle, souvent, on arrivait à te faire dévier de ton cours et trouvant un sujet foireux sur lequel tu nous éclairais toujours. Après tu te plaignais parce que tu n'avais pas fini ton cours. Tu disais qu'on ne serait pas prêts pour le brevet. Je suis certaine qu'on t'a prouvé le contraire.

J'ai jamais été franchement douée quand il s'agissait de faire une rédaction. J'ai toujours detesté les subordonnées. J'aimais pas vraiment la poésie. Les figures de style, je les ai pas toutes retenues.
Mais le théatre sera certainement l'un des plus beaux souvenirs de ma vie. J'ai beau me tromper parfois, j'aime l'orthographe, et je suis douée en grammaire. Le passé simple n'est pas si compliqué et je sais maintenant quand il faut accorder le participe passé avec l'auxiliaire avoir.

Les cours de français vont maintenant me paraître longs et certainement ennuyeux quelque part. Tu avais le don de mettre du coeur dans ce que tu faisais, et c'est certainement ce qui nous motivait. Tu avais beau dire qu'on était une classe de gamins chiants, tu faisais ce que tu pouvais pour nous aider quand on était en difficulté.
Tu t'es tellement investi dans le théatre aussi. T'as cru en nous, et ce n'est que grâce à ta volonté et ta determination que nous sommes arrivés jusqu'au bout. Tu nous a fait croire en nos capacités, et même si nous n'étions pas parfaits ce soir là, nous étions fiers de nous. Les câlins collectifs et les éclats de rire me manquent. Trop, d'ailleurs.

Que dire de plus ? Tu n'aimes pas les longues rédactions. " C'est chiant à lire ". Alors je n'allongerai plus très longtemps.

Tu vas nous manquer à tous, mais je pense que tu es au courant.
J'espère que tu n'oublieras pas de fredonner cet air de musique à chaque fois que tu te raseras, au Congo x). Et que tu n'oublieras pas la troupe de théatre et la fameuse Manonaise.

En tout cas, je sais que pour nous, ca va être dur. Lorsque je vais boire du café, lorsqu'on écoutera Kill the Young, quand je verrais une bombe de mousse à raser, ou encore quand on verra un camion TEMSA. Qu'on fasse une bataille d'eau, de crème solaire ou qu'on fasse un pique-nique dans les champs, il restera toujours des souvenirs qu'on effacera pas.

Mais vivre de souvenirs et de fragements de sourires ne sera pas toujours facile..



Article jumeau.

Texte.
Picture.

# Posté le samedi 12 juillet 2008 09:18

Modifié le samedi 12 juillet 2008 10:13

La courbe de tes yeux

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.


Paul ELUARD, Capitale de la douleur (1926)

# Posté le samedi 12 juillet 2008 09:26

T.U.K. en ma possession :D !

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 14:30

Modifié le mardi 29 juillet 2008 11:23